Contexte de la disparition
Lydie Logé a disparu le 18 décembre 1993 à Saint-Christophe-le-Jajolet, un petit village de l'Orne, en France. Cette mère de famille âgée de 29 ans a été vue pour la dernière fois après avoir fait des courses de Noël avec une amie. En 2018, une connexion a été établie avec le célèbre tueur en série Michel Fourniret, après qu'un ADN proche de celui de Lydie a été trouvé dans un de ses véhicules. Mis en examen en 2020, Michel Fourniret est décédé en 2021.
Évolution de l'enquête
L'affaire a pris une nouvelle tournure lorsque Monique Olivier, l'ex-femme de Michel Fourniret, a été mise en examen pour complicité. Récemment, elle a reconnu devant la juge Sabine Khéris son implication dans la disparition de Lydie Logé. Depuis mardi, Monique Olivier, 76 ans, participe à des recherches intensives sur le terrain en Normandie, en particulier dans les départements de l'Orne et du Calvados.
Déroulement des recherches
Sous la supervision de la juge Sabine Khéris du pôle "cold case" de Nanterre, les recherches se sont concentrées autour de sites près d'anciennes carrières et au domicile d'alors de Lydie Logé, avec Monique Olivier apportant des "précisions" sur l'endroit potentiel du corps. Ces fouilles ont été rendues possibles grâce aux déclarations jugées "sincères" de Monique Olivier et à sa coopération active, selon son avocat Richard Delgenes.
Réactions et perspectives
L'avocat de Monique Olivier a exprimé un certain optimisme quant à la possibilité de retrouver les restes de Lydie Logé grâce à la "mémoire assez précise" de sa cliente. Cependant, bien que des éléments positifs aient été mentionnés, aucune localisation exacte n'a encore été confirmée.
La décision de prolonger les recherches au-delà des trois jours initialement prévus montre la flexibilité de l'enquête en cours, suivant les nouvelles informations fournies par Monique Olivier.
Conclusion
Lydie Logé a laissé derrière elle un fils âgé à l'époque de sept ans, et la recherche de son corps demeure une priorité pour sa famille et les autorités. Cette affaire est un exemple frappant de la persistance judiciaire dans les "cold cases" et de l'importance des nouveaux témoignages pour faire avancer des enquêtes restées longtemps en suspens.
Comment l'information a été traitée ?
Les sources divergent sur certains détails mineurs concernant les déclarations de Monique Olivier, mais conviennent toutes de son implication et de son attitude coopérative durant les recherches. Elles soulignent l'espoir renouvelé de retrouver le corps grâce à ses indications, même si l'endroit précis n'a pas encore été identifié. D'autres divergences concernent la perception de la "sincérité" de Monique Olivier et l'impact possible de ses déclarations, où certains expriment une réserve quant à la possibilité de localiser le corps après tant d'années. D'autre part, tous les rapports s'accordent pour signaler l'importance de la supervision de la juge Khéris et l'optimisme prudent des enquêteurs.