Contexte des tensions commerciales
La Poste américaine (USPS) a annoncé le 4 février la suspension temporaire des colis en provenance de Chine continentale et de Hong Kong. Ce geste, non spécifiquement expliqué par USPS, survient dans un climat de tensions commerciales croissantes entre les États-Unis et la Chine, notamment marqué par une guerre des droits de douane.
Mesure de la USPS
USPS a précisé que seuls les colis sont concernés par cette suspension, tandis que l'acheminement des lettres et des envois plats continue sans changement. La durée de cette suspension n'a pas été fixée, indiquant qu'elle pourrait se prolonger "jusqu'à nouvel ordre". Conséquemment, des entreprises chinoises d'e-commerce telles que JD.com et Alibaba ont vu la valeur de leurs actions chuter sur le marché boursier hongkongais.
Impact commercial
La tension continue entre les deux géants économiques a conduit à l'imposition de droits de douane supplémentaires. Les États-Unis ont imposé une surtaxe de 10 % sur l'ensemble des biens importés depuis la Chine, ce à quoi Pékin a riposté par des taxes sur divers produits américains, y compris le charbon et le pétrole.
Effets sur le commerce électronique
La suspension des colis en provenance de Chine par USPS pourrait affecter négativement le fonctionnement de plateformes de commerce en ligne populaires comme Shein et Temu, qui expédient régulièrement aux États-Unis. Ces plateformes avaient bénéficié de l'exemption de droits de douane pour les articles de petite valeur, une exemption que l'administration Trump a suspendue dans le cadre de sa stratégie commerciale. Le nombre de ces envois exemptés s'était considérablement accru, atteignant 1,36 milliard de colis l'an passé.
Réactions internationales et régionales
Le ministère des Affaires étrangères de la Chine a critiqué ces mesures, les jugeant discriminatoires envers les entreprises chinoises. En parallèle, Macao ne subit aucun impact de la suspension, comme l'a confirmé un employé du bureau de poste général de la région. Contrairement à la Chine, le Mexique et le Canada, qui ont également été confrontés à des mesures similaires, se sont vu accorder un délai d'un mois pour répondre à ces restrictions, dû à leurs relations commerciales cruciales avec les États-Unis.