Contexte de la pollution à Bangkok
Bangkok, la capitale de la Thaïlande, connaît un grave épisode de pollution atmosphérique qui a conduit à la fermeture de 352 écoles sur les 437 que gère la ville. Cette mesure a été prise en réponse à une concentration élevée de particules fines PM 2,5, dépassant plus de sept fois le seuil toléré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La pollution atteint régulièrement des niveaux critiques dans la région à cette période de l'année à cause de conditions météorologiques qui empêchent la dispersion des émissions liées au trafic automobile et à l'agriculture sur brûlis.
Mesures prises par les autorités
En réponse à la situation, les autorités thaïlandaises ont décidé de rendre les transports en commun gratuits pendant une semaine dans l'espoir de réduire la pollution en incitant les habitants à utiliser ces moyens plutôt que leurs véhicules personnels. Cette mesure concerne le métro aérien, le réseau de métro souterrain et les bus de la ville.
Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Anutin Charnvirakul, a interdit le brûlage des chaumes, un processus agricole consistant à brûler les restes de récoltes, sous menace de poursuites judiciaires.
Impact social et économique
La fermeture des écoles affecte des milliers d'élèves et soulève des préoccupations quant à l'impact durable de la pollution sur la vie quotidienne et l'économie locale. Les autorités ont incité les habitants à travailler depuis chez eux et limité les activités industrielles et la circulation des camions polluants dans la ville.
Classement global de la pollution
Selon la société suisse IQAir, Bangkok est classée comme la septième ville la plus polluée au monde, avec d'autres grandes villes asiatiques comme Ho Chi Minh-Ville au Vietnam et Phnom Penh au Cambodge figurant également parmi les plus affectées.
Réactions internationales et locales
La Première ministre thaïlandaise, Paetongtarn Shinawatra, actuellement en visite au Forum économique mondial de Davos, a appelé à l'adoption de mesures plus strictes contre la pollution, suggérant également une collaboration régionale avec les pays voisins pour combattre ce problème.
Comment l'information a été traitée ?
Toutes les sources confirment la fermeture de 352 écoles à Bangkok en raison des niveaux dangereusement élevés de pollution de l'air. Les divergences apparaissent dans les détails et l'ampleur des mesures rapportées par les autorités thaïlandaises. Certaines sources mentionnent spécifiquement l'interdiction de brûlage des chaumes et la mise en place de la gratuité des transports en commun, une mesure également largement discutée. Les sources décrivent unanimement les difficultés pour les habitants, notamment les effets de la pollution sur la santé, illustrées par des témoignages directs des résidents.
Les acteurs principaux mentionnés incluent les autorités locales de Bangkok, le ministre de l'Intérieur Anutin Charnvirakul, et le ministre des Transports Suriya Juangroongruangkit. La Première ministre Paetongtarn Shinawatra est également mentionnée pour son appel à la prise de mesures plus draconiennes.
Il y a une mention commune au classement de Bangkok par IQAir, en contraste avec la mention par un porte-parole cambodgien que la qualité de l'air dans son pays est considérée sûre par leurs normes, soulignant une différence de perception des normes de pollution selon les pays.