Introduction
Le sommet annuel de l'Union africaine, prévu à Addis-Abeba, capte l'attention alors que trois candidats rivalisent pour la présidence de la Commission, une position stratégique sur fond de défis importants, tels les conflits régionaux.
Raila Odinga
Raila Odinga, figure de l'opposition historique au Kenya, est considéré comme le favori. À 80 ans, il bénéficie du soutien de plusieurs chefs d'État africains, dont le président kenyan William Ruto. Malgré son âge avancé et ses cinq candidatures infructueuses à la présidence du Kenya, Odinga reste engagé envers l'Union africaine, tout en envisageant une candidature présidentielle en 2027. Actif contre le régime de parti unique au Kenya depuis les années 1980, il a été emprisonné sans procès entre 1982 et 1991. Son retour politique est marqué par son élection au Parlement lors des premières élections multipartites en 1992.
Mahamoud Ali Youssouf
Mahamoud Ali Youssouf, ministre des Affaires étrangères de Djibouti depuis 2005, est un diplomate chevronné et proche du président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh. À 59 ans, il mène une campagne discrète en mettant en exergue ses compétences diplomatiques et son multilinguisme (français, anglais, arabe). Il s'est exprimé sur les questions de gouvernance au sein de l'UA, notamment dans les pays récemment touchés par des coups d'État.
Richard Randriamandrato
Richard Randriamandrato, ancien ministre des Affaires étrangères malgache, a occupé brièvement ce poste en 2022 avant d'être écarté pour son soutien à une résolution onusienne contre les annexions russes en Ukraine. Âgé de 55 ans, il a également été ministre des Finances de Madagascar. Sa candidature à la présidence de l'UA est tardive, et il mène une campagne discrète.
Conclusion
Ces candidatures émergent à un moment crucial pour l'Union africaine, face à des défis continentaux majeurs. Chaque candidat offre une perspective unique et des compétences diversifiées qui pourraient influencer l'avenir de l'organisation.